Bienvenue.

Bienvenue.
.
.

Nouvelle fiction.

_____________________________________________Que dire, si ce n'est pour vous souhaiter une bonne lecture et espérer qu'elle vous plaise.
_____-..___________.__________________L'ancienne est définitivement terminée, mais vous pouvez toujours aller la lire si l'envie vous prend.
Mais je vous préviens c'est une vrai merde. xD

J'accepte les critiques constructives. Merci.



________________________________________


L'histoire débute en 2002, dans les tout débuts, donc, du groupe, au New Jersey, leur état d'origine.

Personnages:
Edit du 16/06: Modifications dans l'âge des personnages.

_ Gerard Way, 28 25 ans, chanteur de My Chemical Romance.
Dépressif, il boit et se drogue quotidiennement, malgré les multiples tentatives de ses amis pour le faire arrêter.
Meilleur ami de Frank.

_ Frank Iero, 23 20 ans, guitariste rythmique de My Chemical Romance.
Frank est quelqu'un de très souriant, sensible, énergique et impulsif, il est sans cesse en mouvement.
Il est généreux et fidèle, et souffre de la situation de son meilleur ami.

_ Mikey Way, 25 22 ans, bassiste de My Chemical Romance.
Mikey est le plus calme, le plus posé et le plus travailleur du groupe. Il est aussi très rancunier, et il tient toujours sa parole.
Petit frère de Gerard.

_ Ray Toro, 28 25 ans, guitariste soliste de My Chemical Romance.
C'est aussi quelqu'un de travailleur, mais il n'est pas aussi sérieux que Mikey, et aime déconner de temps en temps.
C'est quelqu'un a qui on peut se confier. Il n'aime pas quand Gerard boit.

_ Matt Pelissier, 27 24 ans, batteur de My Chemical Romance.
Matt est mal dans sa peau, et ne se sent pas à sa place dans le groupe, ce qui crée souvent des tensions au sein des cinq garcons. Il est aussi dépressif, mais pas au même point que Gerard.

_ Bob Bryar, 24 21 ans.
Il aime rire et faire des blagues (souvent pas drôles, d'ailleurs...) et transmet toujours sa bonne humeur. C'est quelqu'un de très attachant et attendrissant, auquel les autres tiennent énormément.

_ Sam Winchester, 26 ans.
Il aura un rôle très important. Ses relations avec Frank seront tendues, et très difficiles, c'est pourtant quelqu'un de bien, qui va se lier d'amitié avec tout les autres...

Personnages qui arriveront plus tard:

_ Alicia Simmons, 25 24 ans.
Alicia est une fille déterminée et sûre d'elle, qui sait ce qu'elle veut dans la vie et qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Assez méfiante, elle accorde difficilement sa confiance et son amitié aux gens.

_ Jamia Nestor, 24 22 ans.
Jamia est une fille simple, naturelle et spontanée, qui aime rire. Elle a la joie de vivre et, généralement, tout les gens qui la côtoient finissent par l'attraper aussi. Elle s'attache vite aux gens, ce qui lui a parfois joué des tours.
Elle est brune, et a les cheveux courts.





Je rappelle que c'est une histoire fictive, donc aucunement inspiré des faits réels.

Merci d'avance, et bonne lecture. ♥

# Posté le dimanche 18 novembre 2007 11:22

Modifié le vendredi 15 août 2008 08:57

Episode 1.

Episode 1.
.
.

Frank était au chevet de Gerard.
Comme presque tout les jours depuis maintenant un an.
C'était le matin, il venait d'arriver.


Frank : Salut Gee...

Il lui prit la main, et commença, comme à son habitude, à lui parler, parler de tout et de rien.

Frank : Il fait particulièrement beau aujourd'hui... Ca fait drôle, hein ?

Un sourire moqueur envers lui-même s'afficha sur son visage.
C'était idiot, en fait, de lui parler, puisqu'il ne pouvait répondre. Mais sûrement entendait-il quand même. C'était ce qui faisait l'obstination de Frank, à lui parler.
En effet, Gerard était dans le coma, à la suite d'un accident grave où, complètement saoul, il s'était fait renversé par une voiture.
Et cela faisait un an...


[FLASH BACK]

Docteur : [...] Je suis désolé. Le choc a été vraiment violent, la voiture l'a percuté de plein fouet. Son cerveau ainsi que beaucoup de ses organes vitaux ont été gravement atteints. Votre ami est dans un coma profond...

Frank : ...

Mikey, dans un souffle : Non...

Ray : GEE ! Oh mon Dieu !


[FIN FLASH BACK]

Frank : Moi en tout cas ça me fait toujours drôle maintenant quand il fait beau... Enfin ça me fait mal en fait. Parce qu'il fait beau mais t'es pas là... Ca n'a plus aucun intérêt.

Il leva la tête vers la fenêtre, qui était juste en face de lui.
Puis son regard sembla se perdre.


Frank : Quand je pense que... Ce jour là... Le jour où ce salop t'a renversé... Tu étais saoul à cause de gamineries...

[FLASH BACK]

Gerard : Je vous dis qu'on ferait mieux d'appeler cette chanson « Skylines and turnstiles » ! Ca colle mieux que votre titre... Insignifiant à deux balles !

Mikey : Mais ton titre ne nous plaît pas !

Ray : C'est la majorité qui gagne, hé !

Gerard : Non je crois pas non.
Votre titre ne colle pas à la chanson ! Il faut un truc qui colle MERDE !
Frank, t'en penses quoi ?

Frank : Euuuh...

Gerard : Pff. Je vois...

Matt : Mais Gee, avoue quand même que ton titre est pas accrocheur, il faut que...

Gerard : BORDEL ! Eh ben gardez le votre titre merdique ! Et puis faisons un album MERDIQUE aussi tant qu'on y est ! Toute façon ce que j'en pense, hein ?


[FIN FLASH BACK]

Frank : C'était quand on bossait sur l'album... T'étais super mal depuis des jours, et on a même pas su s'en rendre compte...

Il baissa la tête vers son meilleur ami, et lui posa une main sur le front, avant de lui caresser les cheveux.

Frank : Je suis tellement désolé...

[FLASH BACK]

Gerard marchait en titubant, au hasard des rues qui s'offraient à lui.
Il venait de boire énormément, suite à cette fameuse dispute avec ses amis, qu'il avait assez mal prit.
Frank le suivait, et tentait de le rattraper, mais en vain.
Soudain, il tourna vers un passage piéton.
C'était rouge, mais inconscient de ce qu'il faisait, il traversa.
Au même moment, une voiture arrivait à toute vitesse.


Frank : GERARD NON !

On entendit un gros et long bruit de klaxons.
Puis des pneus déraper, et crisser.
Et un homme, en sang, était étalé par terre...


[FIN FLASH BACK]

Frank : Enfin... Je vais pas me mettre à chialer hein... Je l'ai trop fait...
Tu sais Gee... Des fois je me demande si tu rêves pendant ton coma. Je m'amuse à m'imaginer à quoi tu peux bien rêver. Pff...

Il ria légèrement.

Frank : ... Oui je sais ce que tu dois te dire : « Franky, toujours aussi idiot à ce que j'entends. » Eh oui, faut croire que je n'ai pas tellement changé.

Il y eût un long silence.
Des images revenaient aux yeux du guitariste.
Des images du tout début... De sa rencontre avec le groupe, lorsqu'il les avait contacté, voulant en faire partie aussi.


[FLASH BACK]

Frank : Moi c'est Frank... Frank Iero !

Ray : Enchanté. Ray Toro, le guitariste.
Et voici Matt, notre batteur; Mikey, notre bassiste; et son frère Gerard, notre chanteur !

Gerard, fixant Frank : Alors comme ça, tu veux faire partie de notre groupe ?

Frank : En effet, ça me plairait.
Je suis fan de ce que vous faîtes, alors... J'imaginais être le deuxième guitariste. J'en joue depuis que je suis tout petit...

Gerard : Eh bien, fais tes preuves !


[FIN FLASH BACK]

Il sourit, et la nostalgie s'empara de lui.

Frank : Notre rencontre...
Ah ! Ca a été difficile au début, hein ? Tu ne m'acceptais pas, je me rappelle... Et puis finalement aujourd'hui, on est inséparables ! C'est drôle, hein ?

Mais son visage se ternit la seconde qui suivit.

Frank : Déjà un an... J'ai du mal à m'y faire... Tu sais, tellement de choses ont changées depuis que tu dors. Tellement d'amitiés se sont brisées...
La seule chose qui me fait avancer depuis tout ce temps, Gee, c'est l'espoir qu'un jour... Tu vas te réveiller...
Oui car tu VAS te réveiller. Je t'interdis formellement de m'abandonner, c'est clair ? C'est bien la seule chose dont je serais incapable de me remettre.
Tu vas te réveiller...Quand tu seras prêt, tu vas te réveiller...

Frank fixa son meilleur ami, et lui sourit, comme s'il pouvait le voir.
Puis il se leva, et se dirigea vers la fenêtre qui donnait sur le parking de l'hôpital.
Il contempla le ciel dépourvu de nuages et d'un bleu clair éblouissant, mais rebaissa immédiatement les yeux lorsqu'il entendit malgré le double vitrage, des rires d'enfants. Des rires frais, joyeux et sincères.
Ils étaient toute une petite bande.
Ils venaient souvent jouer ici...


Frank : Et tout ces gosses qui jouent... Qui profitent de la vie, insouciants... Sans même se douter qu'ici, il y a un homme entre la vie et la mort depuis un an.
Ils ont l'air si heureux Gee...
Oh bien sûr, je ne suis pas non plus totalement malheureux ! Car je sais que tu aimerais que je sois fort. Mais seulement parfois... Tu me manques énormément.

Il se mit à rire.

Frank : Tu sais que des fois je tombe de haut à cause de toi ?

Et son rire s'effaça peu à peu, laissant place à un sourire mélancolique.
Il s'en retourna à côté de Gerard.


Frank : Oui car il y a quand même des jours où, malgré tout, je craque... J'ai envie de rien faire, de ne parler à personne. Alors je reste enfermé chez moi à broyer du noir. Puis, parfois, je me surprends à prendre brusquement le téléphone et à commencer à composer ton numéro, dans un soudain besoin de te parler.
Mais c'est là que je me prends une grosse claque en pleine face, tu comprends ?
Parce que ton téléphone, t'es pas là pour le décrocher...

Frank eu un brusque sursaut.

Frank : Oh ! Ca me rappelle quelque chose, quand on était au lycée. J'avais rejoins le groupe depuis pas mal de temps déjà, et tu commençais à m'accepter.
Oh, quand j'y repense, sincèrement, je me sens idiot...

[FLASH BACK]

Frank sortait du lycée. Il était dans la rue qu'il utilisait chaque soir pour rentrer chez lui.
C'était désert.
Il était à genou par terre, une fille évanouie dans les bras.
Il prit son portable, paniqué, et appela Gerard.


Gerard : Allô ?

Frank : GERARD C'EST FRANK IL FAUT QUE TU M'AIDES OH LA LA JE SAIS PAS QUOI FAIRE !

Gerard, riant légèrement : Okay Frank, caaalme toi, et explique moi plus... Clairement... La situation.

Frank, soufflant un bon coup avant de répondre en bégayant : Eh bien voila... Je... Je sortais du lycée, et je commençais à marcher, tranquille, tu vois. Et puis y a une fille qui est arrivée en face de moi !

Gerard, le coupant et riant un peu plus fort : Oh ! Et tellement t'es beau qu'elle t'as violé c'est ça ?

Frank : Arrête c'est pas drôle ! Donc je disais, là, y a une fille qui arrive en face de moi ! Et quand elle me voit, oh la la, elle se met à pleurer, un truc de fou ! Et là devines quoi ? Elle me sort qu'elle est fan de notre groupe, de ce qu'on fait au lycée, notre musique, qu'elle vient à toutes nos répètes et tout ! Dingue, je l'avais jamais remarquée ! Et puis là, elle se met à me dire qu'elle m'admire, qu'elle adore comment je joue, que je suis son héros !
Dingue la fille, j'te jure ! Alors elle commence à me demander un autographe, une photo, et pour en finir, elle me demande de lui faire la bise ! Alors moi bah, j'suis méga gêné mais bon, j'accepte tu vois. Et là devines quoi ? Quand je m'approche d'elle, la fille, elle tombe dans les pommes ! Boum! Et là elle est dans mes bras, je sais pas quoi faire Gerard !!!

Quand Frank se tut enfin, il y eut un blanc de trois secondes. Puis Gerard explosa dans un fou rire inimaginable, un fou rire incontrôlable.
Son ami dut attendre une bonne trentaine de secondes avant de l'entendre enfin clairement pouvoir dire :


Gerard : T'as rencontré ta première groupie, Frank !

Frank : Arrête de te foutre de moi ! Je sais vraiment pas quoi faire !!

Gerard, sur un ton moqueur : Appeler l'ambulance... Je pense que c'est pas une mauvaise idée.

Frank, prit de court : Euh... Ah ben oui en effet, c'est pas bê... OH ATTENDS ! Elle se réveille ! Oh la la ! Je te laisse, bye, MERCI BEAUCOUP !!

Frank raccrocha immédiatement, et s'occupa de son admiratrice.

Gerard : Euh... De rien...


[FIN FLASH BACK]

Evoquer ce souvenir refit rire le guitariste.

Frank : Tu t'en rappelles j'espère ?
Mon Dieu ma première fane !
Après s'être réveillée, elle était calme, donc on a pu discuter tranquillement, et il s'est avéré qu'elle était vraiment gentille. Notre musique comptait énormément pour elle, c'est fou non ?
Je ne me rappelle que vaguement son prénom. C'était quelque chose comme... J... Julia, ou Julie... Non, non pas Julie... Ja... « Ja » quelque chose.
Elle était brune aux cheveux courts...
Malheureusement par la suite, j'ai perdu contact avec elle, c'est vraiment dommage.
En tout cas, elle m'aura marqué, hein ?

Et Frank continua à parler à Gerard une heure encore durant, quand vint l'heure pour lui de partir.
C'était toujours un déchirement pour lui, mais il avait malgré tout, une vie, et des obligations l'empêchaient souvent de rester plus longtemps.
Alors il partait, à contrecoeur, mais il partait...


Frank : Bon eh bien... Je vais devoir y aller, j'ai du travail à faire... Tout pleins de choses...

Il soupira.

Frank : ... Que je n'ai nullement envie de faire, mais il le faut... Pff... Je suis tellement pas motivé...

Il laissa s'échapper une larme.

Frank : Eh merde, voilà que ça recommence.
J'en ai assez de pleurer...
...
Tu me manques... J'ai besoin de toi... Dépêches toi, je t'en prie...

Il s'essuya le visage, puis se bouscula un peu, sinon il savait qu'il serait incapable de le quitter.

Frank : Je reviens demain matin, promis...

Il lui embrassa le front, le regarda encore un peu, puis s'en alla précipitamment, le visage noyé des sanglots ruisselant à toute allure sur ce dernier.

# Posté le dimanche 25 novembre 2007 05:17

Modifié le mercredi 16 juillet 2008 15:12

Episode 2.

Frank arriva à l'heure à son lieu de travail.
Il donnait des cours de guitare dans un conservatoire très renommé, et ses élèves, de jeunes enfants qui débutaient, passionnés, étaient déjà là. Il les salua.
Ses larmes avaient séchées, son visage en était tout sale.
Le cours commença.
Mais Frank avait la tête ailleurs, et ses pensées allaient tout droit à Mikey, Ray, Matt et Bob.
Cela ne lui était plus arrivé depuis un bout, de penser à eux. Mais voilà, soudainement ça lui reprenait.


[FLASH BACK]

Gerard : Eh bien, fais tes preuves !

Frank afficha un sourire satisfait, puis commença à jouer.
C'était une chanson des Smashing Pumpkins, et il se débrouillait particulièrement bien.
Ray était en pleine admiration devant sa technique, Mikey, lui était aux anges d'entendre l'un de ses groupes préférés, et Matt était agréablement surpris.
Gerard, lui, le regardait, impassible.
Lorsqu'il eu finit, ils applaudirent tous, sauf lui.


Ray : Wow, félicitations, tu es vraiment doué !

Mikey : Je suis d'accord, pas une fausse note, rien ! C'est incroyable !

Frank, gêné : Merci. J'espère que... Que c'est à la hauteur de vos attentes.

Gerard, dédaigneusement : Peuh ! C'est drôlement facile de jouer une chanson déjà toute prête. Mais quand il s'agira d'en créer toi-même, est-ce que tu seras aussi doué, hein ?

Gerard le regarda d'un air de défi. Frank, surpris et extrêmement mal à l'aise, ne répondit pas. Le chanteur tourna alors les talons, et s'en alla.

Gerard (pensée) : Non mais pour qui il se prend lui de vouloir faire partie de notre groupe ? Tout ce qu'il veut c'est faire son intéressant ! Peuh !

Frank : Euh...

Ray : T'inquiètes, t'occupes pas de lui, je suis sûr qu'il est juste jaloux.
En tout cas, t'as un talent fou, moi je suis d'accord pour que tu fasses partie du groupe !

Mikey&Matt : Nous aussi !

Frank, sautant de joie : Cool, c'est génial ! Merci !

Et ils continuèrent à discuter gaiement, à s'échanger des conseils et des techniques pour jouer... Et Ray, Mikey et Matt ne cessaient de le complimenter...


[FIN FLASH BACK]

Frank (pensée) : Qu'est-ce qu'ils sont devenus ? Je me demande tellement ce qu'il est advenu d'eux... Est-ce qu'ils ont abandonné leur projet, est-ce qu'ils l'ont continué... ?
J'espère qu'ils ont opté pour la première solution. Le contraire serait tellement irrespectueux...

Finalement, Frank se perdit tellement dans ses questions, qu'il en oublia son cours.

Elève1, toussotant : Frank ! Hé ho, Frank ?

Frank, sortant alors de ses pensées : Hein, qu... Qu'est-ce qu'il y a ?

Elève1 : Tu disais que tu allais nous jouer la chanson entière tout seul d'abord, et qu'après tu nous expliquerais la première mesure!

Frank : Ah ! Ah oui, excusez moi je... Je me suis égaré. Alors...

Il secoua la tête, puis soupira un bon coup.
La chanson qu'il avait décidé de leur apprendre était « Romance », la première et seule chanson dont ils avaient été vraiment sûrs du premier coup, et qu'ils avaient tout de suite enregistrée, lorsqu'ils travaillaient sur l'album.
Il en avait gardé les partitions parce que c'était une chanson qui lui tenait énormément à c½ur, et qui, maintenant qu'il la rejouait, lui rappelait tant de bons souvenirs...


[FLASH BACK]

Matt, Mikey, Ray, Gerard et Frank étaient tous réunis chez le premier guitariste, pour commencer à travailler sur la chanson.
Bob avait voulu venir avec eux aussi, ne sachant que faire de sa journée.
Chacun était en train de réfléchir dans son coin, et le silence régnait, laissant place à une concentration intense.
Bob était assis sur une chaise, et ne cessait de les regarder tous un par un.
Puis, en ayant assez de les scruter dans les moindres détails, il finit par se perdre dans ses pensées.
Au bout de quelques secondes, on commença à l'entendre ricaner tout seul.
Le chanteur détourna son regard vers lui, levant son sourcil gauche, perplexe.
Ses ricanements augmentaient, mais il essayait de les contenir, ne voulant pas déranger le groupe. En vain.
Ray le remarqua aussi.
Tous, en fait, le remarquèrent.
Frank se gratta la tête.


Frank, inquiet : Euh... Tout va bien Bob ?

Bob, ne pouvant alors plus contenir ses rires : Ah ! Oui, oui tout va très bien.
J'étais seulement en train de penser à une blague !

Matt : Oh, Bob...

Ils affichèrent tous un regard désespéré, puis leur ami se lança :

Bob : Vous savez ce qu'on utilise pour déterrer les gens ?

Gerard fit les yeux ronds.
Les autres restèrent figés devant un Bob pouffant de rire.


Ray : Euh...

Bob : DU DETERGEANT VOYONS !

Matt : ...

Frank, bouche bée devant la naïveté de la blague, mais surtout, désespéré : Mon Dieu...

Gerard : Bob...

Mais Bob était déjà hors sujet, complètement plié en deux sur sa chaise, ne pouvant à peine respirer tellement il riait.
C'était bien le seul, d'ailleurs...


[FIN FLASH BACK]

L'expression sur le visage de Frank devint très dure. Un n½ud se forma dans son c½ur.
Tous ces souvenirs étaient si lointains maintenant... Si lointains...

Il se mit alors à jouer la chanson. Au fur et à mesure que les notes résonnaient, les yeux de Frank brillaient. Mais il s'interdit de pleurer à nouveau, alors les larmes coulèrent intérieurement.
Une fois qu'il eut terminé, il s'efforça de sourire à ses élèves, les yeux remplis d'étoiles, pour ne pas laisser transparaître son émotion.


Elève2 : Woah !! C'est une trop belle chanson !

Elève1 : Il a raison ! Je l'adore !

Frank, baissant la tête : C'est vrai... C'est une magnifique chanson...

Puis il commença ensuite à leur expliquer la première mesure de la partition, puis le cours se termina normalement. La journée passa, les élèves défilèrent, les cours s'enchaînèrent... Enfin, le soir arriva.
Frank prit alors la route pour rentrer chez lui. Il vivait dans un modeste studio quatre pièces, aménagé et décoré à sa façon, c'est-à-dire désordonné, bien que propre, avec des tas de choses qui traînaient par ci, par là, que Frank oubliait comme par mégarde de ranger.
Il entra donc et jeta son manteau sur le canapé, avant d'aller se chercher une canette de coca pour la boire tranquillement sur ce dernier.
Il alluma machinalement la télévision, puis se mit à zapper les chaînes continuellement dans un désintéressement total de ce qu'elles pouvaient bien raconter, avant de se décider à ne commander une pizza, en guise de dîner.
Une nouvelle routine qui l'avait envahi progressivement et dans laquelle, finalement, il se complaisait : son meilleur ami, sa passion, la guitare, le reste de la journée, et le soir, repos. Les jours se ressemblaient... Vie triste et monotone. Mais c'était ainsi. Il s'y était à peu près habitué.
Son succulant dîner une fois arrivé et liquidé, Frank commençait à s'endormir dans son salon.
Quand tout à coup son téléphone se fit entendre, ce qui lui fit ouvrir les yeux brutalement.
En grommelant, il décrocha :


Frank : Mmmmh... Moui ?

__ : Bonsoir Monsieur, excusez moi de vous déranger si tardivement, c'est l'hôpital, il faut absolument que vous veniez, c'est urgent !

Frank, ne comprenant pas d'abord : L'hô... L'hôpital... Urgent ? GERARD !

Docteur : En effet. Votre ami...

Frank, le c½ur battant à tout rompre : MON AMI ?

Il y eu un silence de quelques secondes, puis le médecin reprit, d'un ton qui se voulait rassurant, et victorieux.

Docteur : Votre ami s'est réveillé il y a de cela deux heures, ce fut difficile pour lui, mais il a maintenant les idées claires, bien qu'il soit totalement déboussolé et choqué, ce qui est bien sûr normal.
Comme je sais que vous venez souvent le voir, j'ai pensé bon de vous appeler. Faîtes vite !

Frank ouvrit grand la bouche. Tellement qu'il s'en fallu de peu pour que sa mâchoire inférieure ne se décroche.
Le docteur venait de lui annoncer ça si brutalement !
Les battements de son c½ur étaient si violents qu'il les entendait jusque dans son cerveau.
Il se mit à trembler de tout son être, et tomba à genou par terre, sans même raccrocher le téléphone.
Il resta de longues secondes sans bouger, ne réalisant pas ce qu'il venait d'apprendre.
En un coup de téléphone, son nouveau quotidien, sa routine à laquelle il avait fini par s'habituer, venaient d'êtres bousculés, chamboulés.
Quatre mots avaient suffits.


« Votre-ami-s'est-réveillé »

Bizarrement, la réaction de Frank ne fut pas celle qu'il imaginait avoir.
Oui car ce jour là, il en avait souvent rêvé.
Oh, il se l'était imaginé dans les moindres détails, et tout y était si parfait... Mais voilà aujourd'hui, les faits étaient bels et bien là, réels, et lui tombaient dessus comme ça, boum, et le prenaient de court. Car finalement la réalité est toujours bien loin des rêves...
En effet, en temps normal, il aurait sauté de joie, même pleuré de joie, mais non, certes il était heureux, mais la peur prit le dessus.


Frank (pensée) : Et s'il ne me reconnaît pas ? Et s'il est amnésique ? Et si il y a de graves séquelles ? Il a dormi si longtemps... Comment va-t-il réapprendre à vivre après un si long sommeil ? Est-ce qu'il va réussir à s'adapter ? Et comment va-t-il réagir quand il va apprendre que... Oh...
Je vais le revoir, mon Dieu je vais le REVOIR !

Frank se frotta le visage, commençant à réaliser.
Il se leva, lentement, frêle, puis un sourire rayonnant, mêlé à de grosses larmes dont il ne s'était même pas aperçu de la présence, apparut sur son visage.


Il s'en alla immédiatement, direction l'hôpital.
Un médecin l'accueillit, celui qui lui avait annoncé la nouvelle.
Il lui résuma en deux temps trois mouvements l'état de santé de Gerard : il n'avait pas de séquelles spéciales, il était juste fatigué, mais il n'y avait aucun signe d'amnésie, ou quoi que ce soit d'autre.
Il lui recommanda aussi d'y aller doucement, car Gerard était encore sous le choque.

Frank fut ensuite libre d'aller voir son meilleur ami.
Devant la chambre, il crut qu'il allait faire un malaise tellement ses jambes tremblaient.
Il entra, et le vit, allongé, toujours, mais cette fois ci, les yeux ouverts. Les yeux bien ouverts ! Oui, il était bien là, vivant, réveillé !
Il en eu la chair de poule.
Gerard détourna le regard vers lui, leurs yeux se croisèrent, puis se fixèrent.
Frank reçut comme une décharge électrique.
Ce regard... Ce regard qu'il n'avait plus revu depuis si longtemps... Il en avait oublié la couleur, il en avait oublié l'intensité, le réconfort qu'il y puisait auparavant.
Il ne put contenir le flot de larmes qui montaient à nouveau en lui.
Gerard se redressa difficilement, pour s'asseoir sur son lit.


Frank, murmurant : Gee...

Le guitariste se précipita à ses côtés, puis il comprit en voyant ses yeux briller, que ses peurs n'étaient pas fondées. Gerard le reconnaissait bien.
Ce dernier prit les mains de Frank, puis finalement le guitariste le prit dans ses bras, et ils ne se lâchèrent plus.
Frank laissa alors exploser tout ce qu'il avait sur le c½ur, toute la souffrance qu'il avait endurée, toute la solitude, ce manque de lui qui lui avait troué le c½ur, sa nouvelle vie sans lui, tellement sans intérêt...
Il vida son sac en phrases saccadées à cause des sanglots.
Gerard, bien qu'il ne comprenait pas tout, le serra fort, puis après un long silence, ils se séparèrent, mais leurs mains se serraient toujours.


Gerard, tout bas : Frank je... Je suis perdu il va falloir que tu m'expliques, je...

Frank, encore sous le choc de l'émotion : Tu ne te souviens pas de ce qui s'est passé ?

Gerard : Non, non ! Qu'est-ce qu'il m'est arrivé ?

Frank : Je t'expliquerai plus tard... Gerard, je suis tellement heureux de te revoir, si... Si tu savais...

Gerard : Tu as tellement changé Frank !

Frank : Et pourtant tu m'as reconnu...

Gerard : Un regard comme le tien ne s'oublie pas comme ça.

Frank fut trop touché pour parler.
Jamais il n'avait ressenti autant d'émotions en si peu de temps.
Cette longue année sans Gerard défila soudainement devant ses yeux, et il ragea devant tout ce temps perdu. Perdu inutilement.
Mais tout lui parut subitement plus simple, maintenant que Gerard était de retour.
Son meilleur ami le reprit dans ses bras. Il ne comprenait pas vraiment tout, mais l'air chamboulé de Frank lui suffisait pour deviner qu'il avait besoin de lui.


Gerard : Au fait Frank... Tu veux me rendre un service ?

Frank : Bien... Bien sûr !

Gerard : Je voudrais que mon frère et les autres viennent.

Frank se raidit.
Brutalement, il se sépara de Gerard, et le regarda avec désolation, le regard soudainement ternit.


Gerard : Ben, qu'est-ce qu'il y a ?

Frank : Gerard... Tu es dans le coma depuis un an, ça, on a du te le dire.
Seulement voilà, j'ai... J'ai perdu contact avec Mikey et les autres depuis ce jour... Je ne les ai plus jamais revu, je ne leur ai plus jamais parlé.

[FLASH BACK]

Cela faisait maintenant une bonne heure que Gerard était dans le coma. Ils étaient tous à ses côtés, effondrés.

Mikey, en pleurs : Gerard... Pourquoi ? On a tellement besoin de toi, tellement !
Gee... Je te promets que cet album... On le continuera ! Oui, on le continuera POUR TOI !
Putain, Gerard...

Ray : Oui tu as raison Mikey. On bossera à fond sur l'album, on le terminera pour lui ! On y mettra tout ce qu'on a... Pour lui. POUR TOI GEE !

Matt : Je vous soutiens. Gerard tu peux compter sur nous !

Frank, outré : QUOI ? VOUS RIGOLEZ ? VOUS N'ALLEZ QUAND MEME PAS FAIRE CA ?

Ray : Si Frank. Gerard serait heureux j'en suis sûr !

Frank : HEUREUX ? TU CROIS VRAIMENT QU'IL SERAIT HEUREUX QU'UN AUTRE CHANTEUR PRENNE SA PLACE DANS CET ALBUM QUI COMPTAIT TANT POUR LUI ?

Mikey : Frank arrête... Ne complique pas les choses je t'en prie... Oui il serait heureux qu'on continue l'album, qu'on N'ABANDONNE PAS !

Frank : EH BIEN CA SERA SANS MOI !
C'EST HORRIBLE CE QUE VOUS FAITES, VOUS AVEZ PAS LE DROIT !

Sur ces mots, Frank s'en alla en courant.
Après ce jour, il y eu plusieurs tentatives de réconciliation, mais ils n'abandonnaient pas leur envie de continuer l'album.
Frank décida alors de couper les ponts, et perdu tout contact avec eux...


[FIN FLASH BACK]

Gerard, choqué : QUOI ?




Et voilà, le deuxième épisode. ^^
J'espère que ce n'est pas trop précipité, mais je voulais vraiment que Gerard se réveille dès le deuxième épisode, car le but de ma fiction n'est pas de se concentrer sur le coma de Gerard, mais bien sur la VIE après un si long sommeil.
J'espère aussi que la fin vous surprend, car c'était le but. ^^
Désolée de poster si tardivement, la suite a été écrite hier soir, mais je n'étais pas là de la journée, donc impossible de poster. =)
J'espère que ça vous plaît, et que c'est à la hauteur du premier épisode!
Merci à tous pour vos commentaires si gentils. ♥

# Posté le dimanche 02 décembre 2007 15:09

Modifié le dimanche 09 décembre 2007 05:42

Episode 3.

Episode 3.
.
.

{Frank : J'ai perdu contact avec Mikey et les autres depuis ce jour... Je ne les ai plus jamais revu, je ne leur ai plus jamais parlé.

Gerard : QUOI ?}


...

Gerard : Frank qu'est-ce que c'est ce délire ?
Attends... Laisse moi une minute que je fasse le point...

Gerard posa ses coudes sur ses genoux, puis enfoui sa tête dans ses mains. Il eut une minute de réflexion.

Gerard, à lui-même : Alors... En résumé, je sors d'un coma d'un an, je suis complètement perdu, j'ai l'impression d'avoir fait un putain de bond dans le temps, je ne me rappelle même pas ce qu'il m'est arrivé, et pour finir, comme si ce n'était pas déjà assez difficile pour moi de débarquer, comme ça, j'apprends brutalement que mon meilleur ami a perdu contact avec mon frère et ceux qui étaient, il y a peu pour moi, et pourtant si longtemps, ses amis.

Il se releva.

Gerard : Frank...

Frank, mal à l'aise : Oui ?

Gerard, déterminé et sèchement : Je me fous de ces stupides enfantillages, je ne veux même pas en connaître les raisons ; débrouille toi comme tu veux mais je veux les voir. Matt, Bob, Mikey et Ray. C'est clair ?

Frank : Tu ne peux pas me demander ça...

Gerard, toujours sur le même ton : J'ai dit, c'est clair ?

Frank, soupirant : C'est très clair...

Il se résigna.
Rendre ce service à Gerard l'ennuyait fortement. Il n'avait absolument pas envie de leur reparler.
Enfin... Etait-ce réellement une question d'envie ? Car au fond de lui, Frank avait toujours regretté le choix d'être parti, d'avoir coupé les ponts. Certes, leur décision de vouloir continuer l'album le dégoûtait, mais il se disait souvent qu'avoir quitté le groupe aurait suffit. Le fait d'avoir en plus coupé les ponts avec eux, eux qui étaient ses amis, était démesuré, exagéré. Il en avait toujours gardé une part de honte, mais par un orgueil mal placé, il n'avait jamais remédié à la question. Alors il avait vécu avec ce sentiment de culpabilité au fond de lui, qui, inconsciemment, l'avait rongé intérieurement.
C'était donc plutôt de l'appréhension, la peur de leur reparler après son geste.
Mais il devait bien ça à Gerard.
Il lui devait largement ça...

Le guitariste se leva donc et décida d'aller voir les médecins à l'accueil. Sûrement avaient-ils, au moins, le numéro de Mikey, étant le frère de Gerard.
Et, en effet, après de courtes et furtives recherches, le numéro de Mikey était bien répertorié dans les ordinateurs de l'hôpital.
Il commença à composer le numéro sur son portable, d'un geste nerveux.
Ses mains étaient moites.
Il entendit sonner quelques instants, puis...


Mikey, nonchalant : Oui ?

Frank lâcha un soupir d'effarement.
La voix de Mikey avait changée. Ce n'était plus la voix débordante de gentillesse et de douceur d'auparavant. Elle s'était endurcie, emplie de ranc½ur.
Comme s'il était laissé allé à la souffrance.
Le guitariste fut incapable de répondre.
Tétanisé, aucuns sons ne sortirent de sa bouche.


Mikey : Il y a quelqu'un ?

Frank se crispa.

Mikey : Si c'est une blague, ce n'est vraiment pas drôle.

Frank, lâchant finalement d'une traite : OUI-il-y-a-quelqu'un.

Mikey : Ouf ! Dîtes donc, vous allez bien monsieur ?
Vous avez une drôle de voix.

Frank : Mikey... C'est moi, Frank.

Cette remarque cloua le bec au bassiste qui, prit de cours, ne répondit qu'au bout de longues secondes.

Mikey : Tu... Tu te fous de moi Frank ? Non mais... Pourquoi tu m'appelles ?
Au bout d'un an!
T'as soudainement décidé de revenir c'est ça ?
Tu as des problèmes de conscience, alors tu veux te faire pardonner de nous avoir lâchement abandonné ?

Frank : ...
Ecoute, moi non plus ça ne m'enchante pas plus que ça de t'avoir au téléphone. Mais j'y suis obligé. Gerard s'est réveillé.

Il y eut un autre silence.
Frank en conclut que Mikey venait d'avoir la même réaction que lui même avait eue.
Et c'était bien le cas.


Mikey, déstabilisé : Je... J'arrive.

Frank : Préviens les autres...

Mikey : Sans blague. Tu croyais peut-être que j'allais les abandonner moi aussi ?

Le bassiste raccrocha.
Frank en fut largement soulagé.
Voir que même au bout d'un an, Mikey avait encore toute cette ranc½ur contre lui, lui tordit le ventre. Il avait déjà essayé de se convaincre plusieurs fois qu'ils l'avaient sûrement oublié, ou que si jamais un jour par hasard, il venait à leur parler, ils auraient passés l'éponge, mais ce coup de téléphone venait de lui prouver le contraire.
Les réflexions de Mikey l'avaient donc blessé de plein fouet. Mais malgré tout il se dit qu'il les méritait.
La culpabilité s'empara de lui jusqu'au plus profond de son âme.
Il repartit vers la chambre de Gerard.


Frank : Ils arrivent.

Gerard : Merci.
Excuses moi de t'avoir imposé ça si violemment, mais c'est dur pour moi, tu comprends ? J'ai vraiment besoin de les voir eux aussi.

Frank : Je comprends.
Si tu savais combien je m'en veux...

Gerard : N'en parlons plus.

Le guitariste baissa la tête.

Frank (pensée) : N'en parlons plus, n'en parlons plus... Ca va être difficile lorsqu'ils seront arrivés.
Je redoute ce moment...

Gerard : Frank ?

Frank : Mmh ?

Gerard : Tu veux bien m'expliquer ce qu'il m'est arrivé, en les attendant, s'il te plaît ?

Frank : Si tu y tiens...

Le guitariste prit les mains de son ami, puis se racla la gorge.

Frank : Tu te rappelles lorsqu'on travaillait sur l'album, un jour, on s'est tous disputé avec toi, parce que nous n'étions pas d'accord avec toi sur le fait que tu veuilles appeler l'une des chansons « Skylines and turnstiles »... Tu te souviens de ça ?

Gerard : Vaguement...

Frank : Eh bien... Après cet incident, tu es parti, furieux.
Au bout de plusieurs heures, tu n'étais toujours pas là. On était extrêmement inquiets, même si l'on se doutait de ce que tu étais parti faire.
J'ai donc décidé de partir à ta recherche...
Je t'ai retrouvé dans un bar, et nos doutes furent confirmés. Tu étais saoul. Non, pire que ça...

[FLASH BACK]

Frank : Oh mon Dieu Gee... Mais combien de bouteilles tu as pris ?

Gerard, d'une voix complètement délirante : Euuuuuuh... Une, deux, trois... Quarante douze !! AH AH AH !
Fraaaank... J'ai peur du grand méchant loup...

Frank : Pourquoi tu as fait ça Gee ? Il y a d'autres solutions que boire... Nous aurions pu discuter !

Gerard : Naaaan ! Jaaaaamaiiiis !

Le chanteur parti dans un drôle de fou rire, secondé par un hoquet et des haut-le-c½ur intempestifs.

Frank : Allez viens...

Frank lui prit le bras, pour le tirer vers lui, mais Gerard lui empoigna son poing au visage.

Gerard : Tuuuuut ! Laisse moi tranquille t... Toi !

Le temps que Frank se remette de la violence du coup, son ami était parti.
Il se précipita hors du bar, et le vit, au loin, sur le trottoir.
Il marchait vite malgré l'effet de l'alcool.
Il se mit à sa poursuite...


[FIN FLASH BACK]

Frank : J'essayais de te rattraper, mais en vain... Tu avais de l'avance sur moi, et puis tu courais presque.
Je me demande même encore comment tu faisais.
Puis, un moment, tu t'es tourné vers un passage piéton. C'était rouge...

[FLASH BACK]

Frank : GERARD NON !

[FIN FLASH BACK]

Frank : Tu as traversé. Une voiture t'a littéralement percuté... Je revois encore le choc... C'était impressionnant, mais pas dans le bon sens du terme.
Tu as roulé sur le pare choc de la voiture, jusque sur le pare brise, puis tu es lourdement retombé à terre, inconscient.

Gerard : Mon... Dieu...

Frank : J'entends encore le crissement aigu des pneus sur la route, qui m'a tant fait grincer les dents... Le bruit du klaxon qui dure, et qui dure... Et la voiture qui s'arrête brusquement. C'était insoutenable ! Insoutenable !
Il y a eu un énorme rassemblement de personnes autour de toi. Moi j'étais agenouillé, à côté de toi... Inutile de préciser l'état dans lequel j'étais, n'est-ce pas ?
J'ai appelé l'ambulance et elle est vite arrivée. Mais tu connais la suite...
Ca m'a hanté. Oui cet accident m'a longtemps hanté.

Gerard, murmurant : Frank...

Frank : La nuit, je n'arrivais même plus à dormir, malgré les somnifères. J'avais encore et encore et encore l'image de l'accident !
C'était un véritable cauchemar. Il m'a fallu du temps. Enormément de temps, pour accepter tout ça...

Les larmes étaient montées aux yeux des deux hommes.

Gerard, en prenant Frank dans ses bras : Oh Frank je suis désolé... Désolé de t'avoir fait endurer tout ça, désolé de t'avoir abandonné pendant tout ce temps... Pardonne moi, pardonne moi !

Frank : Tu es là, maintenant...

Frank laissa se déverser ses larmes.
Il était tout chamboulé d'avoir fait remonter à la surface de souvenir si douloureux.
Gerard resserra son étreinte.


Puis on entendit la porte de la chambre s'ouvrir.
Et des bruits de pas s'avancer peu à peu.


_ : Hem...

Les deux amis se séparèrent illico, ce qui n'enchanta guerre Frank dont le corps avait été envahit d'une énorme angoisse, lorsqu'il vit qui était dans la chambre.

Gerard : MIKEY ! MATT, RAY, BOB !! Oooh...

# Posté le dimanche 09 décembre 2007 12:31

Episode 4.

{Gerard : MIKEY ! MATT, RAY, BOB !! Oooh...}

...

Gerard : ... Vous avez tellement changé vous aussi !

Immédiatement, Frank s'écarta de Gerard, dans l'intention de laisser la place aux arrivants, et de se faire tout petit.
Mais ce fut tout de même un choc brutal que de revoir ses anciens amis, dans un tel contexte et une telle situation.
Un mal-être malsain s'empara de lui, mais soudainement tout les remords, les regrets qu'il avait bien pu éprouver par rapport au fait de les avoir quitté avaient disparus.
Et il ne put les quitter du regard. En effet, comme son ami le disait si bien, ils avaient énormément changés.


Ray : Oh, Gee !

Et ils se précipitèrent tous vers lui, sans prêter la moindre attention, aussi infime soit-elle, à Frank.

Et ce fut des retrouvailles intensément fortes en émotion, particulièrement pour Mikey, qui, effondré en larme, était incapable de se défaire des bras de son grand et unique frère.


Matt : Tu nous as tellement manqué ! J'arrive à peine à croire que tu sois là... Réellement là !

Bob : Oui, ça fait drôle mais... Putain ce que ça fait du bien de revoir tes yeux !

Gerard : Ca me fait tout drôle à moi aussi, parce que j'ai du mal à réaliser que... Ca fait plus d'un an que vous ne m'avez pas vu autrement que allongé sur ce lit, les yeux fermés. Pour moi c'est comme si c'était hier la dernière fois que je vous ai vus. Et pourtant, tant de temps s'est écoulé !

Mikey, toujours enfoui dans les bras de son grand frère : Oui mais maintenant tu es là et c'est le plus important.

Gerard : Hum non... Maintenant que vous êtes tous là... Il y a une autre chose importante que je voudrais régler.

Mikey retira sa tête de là où elle était réfugiée, puis interrogea son frère du regard. Mais celui-ci avait détourné la sienne vers Frank, qui semblait perdu dans ses réflexions.

Gerard : Frank... ?

Frank, émergeant : ... Mmh ? Oui, je suis là.

Gerard : Bien...

Le chanteur arrêta son regard sur chacun de ses amis, puis se lança.

Gerard : Il va falloir que vous m'expliquiez, maintenant.

Ils ne saisirent pas de quoi Gerard parlait, sauf Frank et Mikey qui de suite, croisèrent leur regard et ne purent le défaire.

Ray : Euh... Mais qu'est-ce que tu veux que l'on t'explique Gerard ?

Mikey, le dégoût à la bouche : Il n'y a rien à comprendre Gee.
La lâcheté ne s'explique pas.

Matt : ... Peut-on m'éclaircir un peu la situati... Oh, je vois...

Matt, suivi des autres, venaient enfin de comprendre de quoi il s'agissait, au regard insistant et haineux que se portaient Mikey et Frank.

Frank, touché de plein fouet par la remarque du jeune bassiste : La lâcheté ? Tu parles de lâcheté ?
Mais attends... Tu trouves ça normal d'avoir voulu continuer l'album, sans Gerard ? D'avoir voulu le REMPLACER ?
Moi non. C'est bien pour ça que j'ai quitté le groupe.

Les yeux du chanteur venaient soudainement de s'écarquiller de stupeur.
Mikey se mordit la lèvre inférieure, et ce fut donc le premier à baisser le regard.


Gerard, déconcerté : Qu... Quoi ?

Frank : Oui mon cher Gee.
A peine une heure après ta chute dans le coma, ton cher frère décida de continuer malgré tout l'album.

[FLASH BACK]

Mikey, en pleurs : Gerard... Pourquoi ? On a tellement besoin de toi, tellement !
Gee... Je te promets que cet album... On le continuera ! Oui, on le continuera POUR TOI !
Putain, Gerard...


[FIN FLASH BACK]

Frank : Moi, j'appelle ça de la trahison, mais après, ce que j'en pense, hein...

Ray : De la trahison, tu y vas un peu fort là.
Et quand bien même, tu n'avais pas à nous lâcher comme ça, dans un moment aussi difficile.

Frank : Ben voyons !

Gerard, la voix tremblante : Mikey vous... Vous n'avez tout de même pas fait ça ?

Mikey : Si... Enfin on...

Gerard, le coupant : Mon Dieu mais vous n'avez pas pu faire ça !

Mikey : Mais Gee ne t'affole pas on...

Gerard, le coupant à nouveau : Cet album qui comptait tant pour moi... Il ne m'appartiendra même pas, ne serait-ce qu'un peu ! Vous m'avez remplacé !
Merde ! Mon Dieu !

Le chanteur commençait à larmoyer.
Mais de suite, Matt intervint.


Matt : Rassure toi Gee... Nous n'avons fait que quelques chansons, mais rien d'officiel.
En fait, on ne s'est pas vraiment attardé dessus parce que quelque part, effectivement, ça nous gênait...

Frank, (pensée) : Tsss... C'est cela, essayes de rattraper vos conneries.
Pauvre Gee...

Gerard : Mais vous m'avez quand même trouvé un remplaçant ! C'est vrai ou non ? Vous m'avez remplacé !

Ray : Eh bien oui, on a en effet trouvé un autre chanteur...

Gerard : Mon Dieu mais... Comment ? Pourquoi ?

Mikey : Gee calme toi... C'est mauvais pour toi de t'énerver ainsi.

Gerard, sanglotant : Me calmer ? Mais enfin comment veux-tu que je me calme ?
Je ne peux pas croire que vous m'ayez fait ça !
Je ne peux pas le croire !

Frank, (pensée) : Ils sont tellement ridicules... Je suis sûr qu'ils sont morts de honte. Eux qui étaient tant persuadés que ça lui ferait plaisir qu'ils continuent l'album.
Eh bien, ça leur fait tout drôle de voir qu'ils avaient tort, ah !

Matt : Pardonne nous Gee... On a déconné c'est vrai, mais...

Gerard : Sortez de ma chambre !
Je veux être seul !
Bordel, depuis mon réveil je n'apprends que des horribles choses ! Je suis fatigué, foutez le camp !

Mikey : Gee s'il te plaît ne nous en veux pas trop...
Tu venais de tomber dans le coma, on était perdus...

Gerard : Ce n'est pas une raison ! C'était égoïste de votre part.
Laissez moi !

Bob : Calme toi Gee, on...

Gerard : Je serai calme quand vous serez partis !
SORTEZ !

On pouvait clairement lire dans l'attitude de Gerard qu'il était profondément blessé.
Il regardait ses draps, osant à peine lever les yeux vers son frère et les autres, tellement il se sentait trahi.
Alors, ils se résignèrent, désemparés. Mieux valait, de toute façon, ne pas trop le contrarier pour l'instant.
Il avait eu sa dose d'émotion et de choc, et c'était déjà trop pour un homme, un c½ur si fragile, se réveillant d'un sommeil si long.
Seul Frank resta.


Frank : Tu comptes faire quoi mainte...

Gerard, le coupant : Frank, vas-t-en s'il te plaît toi aussi.

Frank, surpris : Mais, enfin Gee...

Gerard : S'il te plaît !
De toute façon il est tard, vas donc te reposer, ça crève les yeux combien tu es exténué.

Frank : Tu es sûr que ça va aller ?

Gerard : Parfaitement sûr !
Maintenant, sors !

Le chanteur s'allongea alors de nouveau, tournant dos à son ami, qui prit alors la direction de la sortie, après avoir jeté un dernier regard de compassion à Gerard.

Dans le couloir, il retrouva Mikey, seul.
Les autres étaient partis.
Et le bassiste pleurait.
Frank s'approcha de lui, et n'eut aucune pitié.


Frank : Alors, tu penses toujours que... *imitant la voix de Mikey* ... « Gerard serait heureux qu'on continue, qu'on abandonne pas » ?
T'es fier de toi ?

Mikey : Pfff...
C'est pas le moment Frank.

Frank : Tu as honte c'est ça ? Remarque, ça se comprend !

Mikey : Tu me dégoûtes Frank.

Frank : Je te dégoûte ? Mais en attendant moi je n'ai pas trahis Gerard ! Je n'ai pas trahis sa confiance !

Mikey : Putain mais tu ne me dégoûte pas pour ça !
Je t'en veux parce que tu as mélangé vie professionnelle et vie privée !
Tu ne nous a pas seulement lâché en tant que groupe, ce que l'on aurait compris, non, tu nous a aussi lâché en tant qu'amis ! Tout ça parce que nous avions décidé de continuer l'album, tu as jugé bon de te casser et de couper les ponts, dans un moment où on avait plutôt besoin d'être ENSEMBLES, tous, soudés !
Mais as-tu seulement réfléchi au mal que tu as bien pu nous faire ?
On a énormément souffert à cause de toi ! Tu n'as pensé qu'à toi, tu as été lâche !
C'est pour ça que je t'en veux, et que tu me dégoûtes, et je ne suis pas le seul !
Tu as tout brisé Frank... Tout...
Tu me demandes si j'ai honte, si je suis fier de moi ?
Eh bien je te les retourne, tes questions.
Je serai toi je ferais pas autant le fier...

Après avoir craché si haineusement ces paroles, Mikey ne prit même pas la peine d'attendre une réponse de Frank, ne supportant plus sa présence car bien trop de souffrances avaient ressurgies en lui dès la première seconde où il l'avait revu ; et quitta l'hôpital immédiatement, laissant donc le guitariste seul, complètement ahuri et penaud.

Ce soir là, ce fut six hommes tourmentés, dévastés par trop de douleurs, de trahison, de honte, de haine ou de remords, qui s'endormirent chacun de leur côté, pour une nuit qui allait être longue...






Hello tout le monde. =)
Enfin la suite, désolée pour ce léger retard mais... Il y a des fois où on a juste pas la tête à écrire...
Alors voilà un petit épisode, dans lequel j'avoue il y a beaucoup de dialogue. xD
J'espère que ça vous plaira toujours autant.
Merci et bonne lecture...

# Posté le mercredi 26 décembre 2007 07:02

Modifié le lundi 31 décembre 2007 06:20